Travail d'écriture : Français - Histoire des Arts

Publié le par 3dp6-lyceeprofessionnel-vizille

Présentation du travail mené en Français et Histoire des arts à partir du génocide mené par les Hutu contre les Tutsi en 1994 au Rwanda.

 

Ce travail s’est articulé autour de l’étude de deux œuvres :

1. Le roman :  La mémoire trouée  d’Elisabeth Combres, dont les élèves ont effetué une lecture intégrale.

2. Le film : Hotel Rwanda de Terry George que nous avons vu en classe.

 

Les textes proposés pour le blog répondent à trois sujets proposés suite à la lecture du roman La mémoire trouée. Nous avons constuit en classe un résumé de ce roman chapitre par chapitre. Et je vous propose ici le résumé de ce résumé, afin que vous puissiez faire le lien entre l’histoire et les textes des élèves.

 

                 La Mémoire trouée est un roman écrit par Elisabeth Combres, journaliste et écrivain. L’histoire se passe au Rwanda et raconte le parcours d’Emma, une jeune fille tutsi qui a survécu au génocide commis en 1994 par les hutus mais qui a perdu toute sa famille. Dans le roman, elle part à la recherche de ses souvenirs pour pouvoir guérir de son traumatisme.

                 L’histoire débute sur la scène où Emma, alors fillette de cinq ans assiste, cachée derrière un fauteuil, au meutre de sa mère par une bande de hutus. On la retrouve neuf ans plus tard vivant chez Mukecuru, une vieille femme hutu qui l’avait recueillie juste après le drame. Emma est une jeune fille timide, solitaire, hantée par le même cauchemar qui revient toutes les nuits – celui du drame de son enfance - et qui ne se souvient plus du visage de sa mère. Elle ne va pas à l’école et a un petit emploi de vendeuse de fruits au marché.

                 C’est au marché qu’Emma fait la connaissance de Ndoli, surnommé le « garçon à la tête cabossée », qui comme elle est un enfant tutsi, qui a perdu toute sa famille pendant le génocide et qui de plus a été torturé et forcé de dénoncer des insurgés tutsi. Il est très perturbé mais il va à l’école, ce qui fait rêver Emma et lui donne envie de vaincre ses cauchemars et de construire sa vie.

                 Elle fait ensuite une autre rencontre, celle d’un vieil homme tutsi qui a lui aussi survécu à de nombreuses souffrances et qui a entrepris d’aider les enfants traumatisés en leur faisant raconter ou dessiner leurs souvenirs. C’est grâce à cet homme qu’Emma parvient à reprendre confiance, et elle décide de retourner dans le village de son enfance pour retrouver la maison où elle vivait avec sa mère. Là-bas, elle ne trouve que des ruines et du désordre, mais en fouillant dans des restes d’objets, elle est replongée dans le monde de son enfance et parvient enfin à retrouver dans sa mémoire le visage de sa mère.


Les Sujets

Sujet 1 :

 Vous êtes un Hutu qui a participé au massacre de la famille d'Emma; Vous décrivez votre bande, votre état d'esprit et vos activités de massacre.

 Vous racontez le massacre de la famille d'Emma en disant pourquoi vous l'avez fait et ce que vous avez ressenti.


*Remarque à propos du sujet 1 :

J’ai hésité à proposer ce sujet aux élèves dans la mesure où il les invite à se mettre dans la peau de criminels, ce qui peut être discutable.

Cependant un travail, avec des documents sur l’histoire du génocide et des discussions à partir de ces documents, a été fait en amont autour de cette question.

Il s’agissait de faire prendre conscience aux élèves que des gens ordinaires et menant une vie « respectable » c’étaient du jour au lendemain transformés en de vértables assassins poussés par une situation politique critique et sutout une propagande incitant à la haine et au passage aux actes.

Le but était d’essayer de les amener à imaginer ce qui pouvait se passer dans la conscience d’un individu qui s’est laissé porter par une telle propagande, et qui des années plus tard, fait face à ses crimes.

Il me semble que les élèves s’en sont très bien sortis !

 

Sujet 2 :

         Vous imaginez et décrivez la rencontre entre Emma et Mukecuru.

         Vous décrivez les sentiments des deux personnages.

         Vous intégrez à votre texte des dialogues.

 

Sujet 3 :

         Vous êtes Ndoli, le « garçon à la tête cabossée ».

         Vous racontez votre histoire, avant, pendant et après le génocide.

         Pour écrire ce texte, vous vous inspirez des informations fournies au chapitre 5 et vous imaginez le reste.

 

Emilie – Sujet 1

 

            Le génocide a commencé en avril par un temps de pluie juste après l'assassinat du président du Rwanda. Nous avons commencé les massacres vers le 10 avril 1994.

            Moi je m'appelle Romain, mais je ne voulais pas tuer les Tutsis car je les aimais bien, mais j'ai été obligé sinon je me faisait tuer. Le chef s'appelle Julien, le second chef s'appelle Mathieu. Après il y avait Pierre, Charles, Nicolas et moi. Notre état d'esprit était plutôt bien pour certains car ils n'aimaient pas les Tutsis mais Mon ami Nicolas et moi-même nous aimions bien les Tutsi car dans ce groupe il y avait des amis très chers. Nos activités étaient d'arriver en douce dans les maisons et de les prendre  par surprise et d'arriver avec un masque pour qu'ils aient très peur.

            Puis un beau jour on a dit : "Il faut tuer la famille d'Emma".

            Nous arrivons moi et la bande sans le chef car il ne venait jamais tuer avec nous car il voulait jamais se mouiller les mains!!!

            Donc nous arrivons devant la porte pour tuer cette famille. Et là nous rentrons pour les tuer on voit toute cette famille qui a peur de mourir, mais nous avons reçu des ordres. Nous avions pris nos instruments de la ferme, nous avions des hâches, des couteaux et des fourches...

            Puis 2-3 minutes après notre entrée nous avons tué toute la famille. Nous avons fait le tour de la maison pour voir si il ne restait personne. Mais il restait une personne que nous n’avions pas tuée c'était la mére d'Emma, nous ne voulions pas la tuer mais notre chef est arrivé et nous a dit: "Tuez-là, sinon c'est vous que je tue!" Et voilà nous avions tué toute la famille d’Emma!


Gwendoline – Sujet 1

           

            Tout a commencé le 6 Avril 1994, quand le président a été assassiné. Mon chef Ryan étais devenu fou, il voulait qu'on tue tous les Tutsis, mais la plupart de la bande ne voulait pas. Ma bande était constituée de 8 membres : Ryan le chef, Dylan, Allan, Nolan, Stecy, Lesley, Mathieu et moi. Tous les garçons voulaint les tuer, mais nous les filles étions contre la violence. Ryan un jour a voulu aller chez cette pauvre Emma, ils sont rentrés dans cette maison et ont tout dévastée, je pleurais pour cette jeune fille qui n'avait pas voulu ça. Heureusement pour elle, elle a réussi  à se cacher. Ryan voulait que les filles et moi nous nous y mettions mais on ne voulait pas, il nous a menacées de nous tuer également si nous ne le faisions pas. Pendant qu'il avait le dos tourné les filles et moi nous sommes parties. J'avais un état d'esprit très neutre mais je faisais croire au chef que j'avais un état d'esprit meurtrier. Ils avaient des activités de massacre très affreuses comme pas exemple : ils lui coupaient la tête avec une hache, il lui ont coupé tous les membres de son corps avec des haches, des couteaux, des lances...

            Le jour du massacre de la famille d'Emma, tout le monde était en excitation pour aller tuer cette pauvre famille, cette pauvre femme Pacifique de 22 ans, je ne voulais pas y aller, mais ils m’ont forcée, moi je suis contre la violence ainsi que Stecy et Lesley, nous ne voulions pas tuer cette famille parce que tuer une famille c'est affreux, c'est pauvres enfants tués si jeunes, j'en avais les larmes au yeux. Pourquoi avons nous fait cette chose monstrueuse ? Moi je vais vous dire pourquoi ! Parce que le président a été assassiné le 6 Avril 1994 et depuis les Hutus veulent tuer les Tutsis. Mais pourquoi tant de violence dans ce monde si beau, si paisible. Moi je vous le dis, la violence devrait être illégale, et la mort entre voisins qu’ils soient Hutus ou Tutsis devrait aussi être illégale, ce sont tous des êtres humains et non pas des chiens ! A la fin du massacre je me sentais vraiment très mal, je disais  '' Si seulement je pouvais retourner en arrière. '' . Je ne voulais pas les tuer, tout ce que je voulais c'est un monde sans violence ! Je me sens encore très mal aujourd'hui car je pense encore à cette petite Emma qui a perdu sa maman si jeune. Et maintenant je me dis que ça aurait pu être ma famille qui aurait été tuée.


Loic – Sujet 1 

           

            Nous sommes six dans notre bande, chacun d'entre nous à une tête et un corps meurtri par les multiples combats menés contre les tutsis. Nous étions envahis par la haine sans savoir pourquoi, mais il fallait que nous exterminions tous les tutsis, c'était un devoir. Cela fesait déjà un bon moment que nous tuions les tutsis, on les traquait sans but précis. 

            Un jour nous sommes rentrés dans une maison tutsie, nous étions encore tachés par le sang des tutsis qu'on avait tués auparavant. Une fois entrés dans cette maison, machette à la main, nous vîmes une femme pleurant et suppliant de ne pas la tuer mais cette mission qu'on nous avait donnée résonnait dans notre tête : « éliminer tous les tutsis sans exception », et à ce moment-là j’ai poussé un cri tout en poignardant cette femme. Ce cri était sûrement un moyen de faire le vide dans ma tête, car au fond de nous on ne voulait pas commettre tous ces crimes. Mais si nous ne les avions pas commis nous aurions été considérés comme des traîtres envers notre clan, les hutus. 


Sébastien – Sujet 1 

         

             L'heure qui suivit l'assassinat du présidant Hutu, tous les hutus pensaient que c'était les tutsis qui avaient commis cet assassinat. Nous les hutus, on avait un désir de vengeance contre les tustis. Il fallait tous les tuer. On m'avait mis à la tête d'une bande de douze personnes. Machettes à la main nous allions de maison tutsie en maison tutsie, puis nous exterminions toutes les familles, même les enfants. Nous n'avions aucune pitié pour ces chiens. Certains aimaient scalper leur victime et attacher les scalps à une corde qu’ils faisaient traîner, c'était quand même très choquant. Après avoir fait quelques centaines de victimes nous allions nous laver les mains, elles étaient tâchées de sang tutsi. Je me rappelle d'une action où un de notre équipe était très fort au lançé de machette, il ne manquait jamais ses cibles. Ils les touchait au niveau des mollets, et les stoppait net. Vous auriez vu comme il était habile, c'était surprenant. Quand la nuit passa nous étions très fatigués car la nuit avait été très mouvementée. Voilà, nous étions des meurtriers. Aucune personne n'avait de regrets sur la nuit qui était passée. Je pense qu'ils étaient fous pour commettre de tels actes. Nous rentrions chez nous pour prendre le petit déjeuner avec nos femmes et enfants. 

          Et maintenant nous sommes devants une gacaca entrain de nous faire tous juger pour les actes que nous avons en commis en 1994. 


Hugo- Sujet 1 

 

            Nous sommes dans une forêt dans notre planque, tous les messages radio quels que soient les canaux nous incitent à aller tuer les Tsutsi. Nous nous préparons et prenons des armes quelles qu'elles soient : machette, gourdin, couteau... 

            Nous traversons des champs, à la recherche d'une maison, en courant et chantant des cris de guerre, pour nous donner du courage ; mais tout à coup on voit un groupe de tsutsis partir en courant mais étant donné qu'ils sont très loin nous ne leur courons  pas après, mais nous nous en approchons doucement. Et c'est là que ne remarquons une vielle dame qui court dans sa maison et qui s’enferme à clef. Alors nous nous dépêchons pour nous poster devant le seuil de la porte mais elle est fermée. 

            Alors nous nous mettons à crier, hurler comme des animaux tout en frappant sur la porte avec nos armes pour essayer de la casser ; et au bout d'un moment, c'est ce qui se passe, la porte cède. Une foie entrés nous nous postons devant la vieille femme qui est toute apeurée, c'est alors que nous nous déchainons sur elle à coups de machette, gourdin, couteau et autres objets qui nous passent sous la main. C'est alors que nous avons commis notre premier crime. 


Laurine – Sujet 1 

 

            C'était en 1914 au début du génocide, j'étais sous l'emprise d'un homme qui me dirigeait et m'obligeait à tuer tous les tutsis que je connaissais  et tous ceux que je voyais dans la rue, amis, voisins, famille, peu importe j'avais ordre de tous les tuer sinon il allait me tuer moi. Je me souviens d'un de mes collègues qui lui aussi ne voulait pas tuer ces pauvres tutsis sans aucune raison ! Il était marié avec une femme tutsie, notre « boss » lui avait dit de tuer ses enfants et sa femme devant lui sinon il les tuerait tous les quatre, les enfants sa femme et lui pour qu’ils voient ses êtres chers souffrir... Nous on était obligés de voir ce massacre pour que ça nous serve de leçon, c'était horrible....!  

            Un jour le boss est venu me voir moi et quatre autres hutus, il nous a demandé d'aller dans une maison en particulier car dans cette maison-là il y avait une femme et une enfant tutsies, à qui auparavant notre «  boss » avait demandé de l'aider financièrement car ils étaient bons amis, mais elle ne pouvait pas car elle aussi avait des problèmes d'argents. Il ne voulait pas y aller lui même, ça lui faisait de la peine … mais de la peine pour les enfants et la femme de mon amis il n’en a pas eu ! Enfin bon on avait pas le choix sinon on y passait, alors nous voilà partis, on est arrivé là-bas, on a cassé la porte, tiré de partout, crié pour les effrayer, la femme était dans sa cuisine puis elle a courru dans le salon, moi je n'ai pas eu le courage de lui tirer dessus, elle avait l'air innocente non, elle était innocente ! Un des mes collègues lui avait tiré dessus, elle avait crié puis plus rien, en partant, on a tout cassé puis les autres sont partis et je vis derrière un gros fauteuil une jeune fille tremblante, remplie de larmes, j'étais seul dans la maison et je suis parti comme si je n'avais vu personne car elle me faisait penser à ma fille et je n'avais pas envie de lui faire de mal. En sortant celui qui avait tué la femme tutsie me demanda si il n’y avait plus personne et si je n'avais pas vu quelqu'un d'autre et je lui répondis fièrement et a haute voix : NON !  

            Cela a été le pire jour de ma vie, chaque jour je repense à cette jeune fille à ce qu’elle est devenue sans sa mère qu'on lui a enlevée sauvagement je m'en veux terriblement j'aurais voulu mourir pour ne pas voir cette scène, mais je ne pouvais pas abandonner ma famille comme ça, c'est terrible mais ils l'ont voulu comme ça...   


Kévin – Sujet 1                                                                           

           

            Par un un jour d'été de l'année 1994 le massacre d'un peuple ennemi appelé les tustis venait de se terminer, je n'avais aucun regret pour ce peuple, nous avions l'ordre de tous les tuer que ce soit les enfants ou les adultes. Notre groupe si cruel pour certains était composé de six femmes et neuf hommes sans aucune pitié pour exterminer le peuple tusti. J'avais participé à ce combat comme les hommes de mon peuple sous l'ordre de mon chef que la haine pour ce peuple avait tellement rongé qu'il avait donné l'ordre de tous les tuer. Ce combat était si sanglant que le sang du peuple ennemi avait recouvert la terre sèche sur plusieurs mètres, on voyait de partout des cadavres allongés sur le sol, certains qui n'étaient même pas morts et qui étaient abattus plusieurs heures plus tard dans d’atroces douleurs … Depuis ce jour où je passe devant le lieu où les crimes ont été accomplis, je me rappelle toute l'horreur que j'ai fait subir à une jeune fille que je n'ai  pas eu  le courage de tuer en la faisant assister aux massacres de ses deux parents. Même sous les ordres de mon chef qui m’a menacé de me tuer si je laissais une seule personne vivante appartenant au peuple tusti, je n'ai eu la force de la tuer en voyant cette jeune fille qui maintenant est orpheline … Ce génocide est aujourd'hui du passé mais j'ai laissé derrière moi une ombre qui grandit de jour en jour avec une souffrance qui est bien pire que la mort. Moi et mon peuple on a été punis pour le massacre de ce peuple, nous passerons le restant de nos jours emprisonnés dans des cellules pour nous empêcher de recommencer car cette folie a pris le dessus et nous a rendu des criminels sans fin.


Maxime – Sujet 1 

 

            En tant que prisonnier hutu du génocide rwandais je vous raconte les faits d'un jour d'avril 1994 : tout a commencé lors d'une réunion entre amis, il n'y avait rien à faire sous cette chaleur épouvantable. Les radios et les télévisions passaient en boucle qu'il fallait assassiner tous les tutsis, en tant que chef de bande j'avais proposé d'entrer dans la première maison tutsie et de faire peur à ses habitants. Tous armés de couteaux et battes en bois, nous avons enfoncé la porte de ces pauvres gens, mais tout cela a vite dégénéré, nous les avons torturés jusqu'à la mort, animés par la rage et par les meurtres nous avons continué de tuer jusqu'à la fin, on était jeunes, on ne savait pas les conséquences de nos gestes. Jusqu'au jour ou nous sommes entrés dans une maison où j'ai aperçu une petite  fille cachée derrière un canapé, je n’ai rien dit, ils l'auraient sûrement tuée aussi. A la fin du génocide, je me suis tout de suite rendu aux autorités, c'est pour cela que je vous raconte cela car j'ai était innocenté. Comment oublier des telles actions, nous avons détruit des familles entières, laissant derrière nous des vingtaines de morts, et des enfants avec plus de parents pour les élever. Mon meilleur ami s'est rendu lui aussi quelques mois après le génocide , avec une peine de 30 ans d'emprisonnement, était-ce seulement de la faute des truands ou aussi des médias ?


Lucas – Sujet 1 

           

            Nous étions cinq dans cette bande, nous étions tous âgés entre dix huit et vingt ans et nous étions toujours ensemble, on était comme des frères mais surtout nous étions tous des Hutus. Mais pendant ce mois d'avril 1994 je voyais bien que leur comportement avait changé, ils disaient de temps en temps des phrases discriminant les Tutsis, ce qui me dérangeait car nous vivions avec eux depuis longtemps. Un jour j'entendis frapper à ma porte, c'était eux, quand j'ouvris la porte ils étaient là, tous les quatre, machette et couteau à la main, les mains tachées de sang qui n'était pas le leur et j'entendais des cris. Quand je m'aperçus du massacre qui se passait autour de moi je me sentis bouleversé et terrorisé. Je leur demandis ce qui se passait et ce qu'ils avaient fait, ils m'expliquèrent qu'ils devaient exterminer les Tutsis qui étaient des êtres « inférieurs » pour eux. Je ne reconnaissais plus mes frères qui avaint perdu la tête. Ils m'obligèrent à les suivre, ce n’est que quand nous sommes arrivés que je compris où nous allions et pourquoi nous y allions. C'était une maison de Tutsi, une femme et sa fille vivaient-là. Quand nous sommes rentrés dans la maison, seule la femme était là à nous attendre comme si elle savait ce qui allait lui arriver et qu’elle savait qu’elle ne pourrait rien faire. Ils lui coupèrent la tête et les autres membres de son corps, je ne savais pas ce qui me faisais le plus mal, de la voir mourir de cette façon ou alors mon impuissance pour l'aider. Je partis vomir derrière le  canapé ou j'aperçus la petite fille terrorisée et en pleurs. Je fis semblant de ne pas l'avoir vue et je partis la tête baissée et plein de honte. Je ne leur pardonnerai jamais ce qu'ils ont fait.

Aujourd'hui nous sommes tous les cinq devant le juge. Sur le côté j'aperçois la petite fille, je n'ose même pas la regarder dans les yeux imaginant ce qu’elle a dû endurer moralement.

            Nous avons tous été condamnés à perpétuité.


Michel – Sujet 2 

 

            Ma vie se déroulait très bien, j'avais enfin réussi à surmonter la mort de mon mari, (ça m’avait pris environ 20ans), j'étais joyeuse et qui aurait cru que cette petite fille arriverait dans ma vie. Je vais vous raconter comment ça s'est passé. C'était le jour de la déclaration de la fin du génocide, j'étais sur la route pour aller au marché comme tous les jours de la semaine, je passais par un petit chemin où il y avait un châle sur le bas-côté, mais ce jour si je ne l’avais pas vu et cela me parut bizarre , donc je suis allée voir si il ne s'était  pas envolé un peu plus loin, et là je le vis dépasser d'un buisson, je me suis approchée et là je vis une petite fillette recroquevillée sur elle-même, je lui demandai se qu’elle fesait  là, elle me dit : « ils ont tué tout le monde  » j'ai eu  tellement pitié de cette petite fille que je l’ai accueillie chez moi. Je lui ai préparé un petit repas. Je savais que c'était une tutsie,  j’ai pris beaucoup de risques à l'abriter chez moi. Mais je ne pouvais pas la laisser là où elle était. Je n'avais jamais vu un regard comme le sien, ses yeux vides de désespoir, la peur dégagée de son corps, chaque jour je découvrais cette jeune fille, elle se sentait de mieux en mieux, mais chaque jour passé avec elle, les 2 premiers mois m’ont porté un doute affreux de ce que je risquais. Mais en la voyant je ne pouvais l'abandonner,  je m'étais  trop attachée à elle, cette petite été entrée dans ma vie.


Emilie – Sujet 2

 

            Tout a commencé au début du génocide, Emma avait entendu l'assassinat de sa mère, puis quelques minutes après avoir tout entendu mais rien vu elle prit la fuite.

            Quelques jours passèrent, elle avait marché pendant des jours et des jours. Elle ne dormait pas, ne mangeait pas. Puis un jour après avoir marché pendant des jours, elle tomba sur une maison ou habitait une Hutue, elle frappa à la porte.

-Qui est ce? Dit Mukecuru

-Une petite fille. Dit Emma

-Pourquoi es-tu là? Dit Mukecuru

-Pour venir chez vous, parce que tous les Hutus me chassent pour me tuer! Dit Emma

-Non vas-t'en, si je t'accueille chez moi je me fais tuer aussi. Dit Mukecuru

-S’il vous plait ouvrez moi, vite ils arrivent ! Dit Emma

-Bon j'ouvre mais tu ne restes pas très longtemps! Dit Mukecuru

            Mukecuru ouvrit la porte, elle vit Emma dans un sale état. Elle l'acceuillit les bras ouverts chez elle!

            Quelques jours passérent, Emma se sentii tellement bien qu'elle ne voulait plus partir!

            Puis quelques jours après Mukecuru finit par la garder chez elle!

            Tous les jours il y avait des gardes qui venaient vérifier pour voir si Emma était là! Mais à chaque fois elle s'était cachée dans les champs d'herbe qu'il y avait derriére chez Mukecuru.

            Arriva la fin du génocide Emma et Mukecuru vivèrent ensemble jusqu'à ce que Emma partit de chez Mukecuru.


 Gwendoline – Sujet 2

 

            La rencontre entre Emma et Mukecuru s'est passée un soir de grand froid et de pluie, Emma avait tellement froid qu'elle était toute crispée. Mukecuru l’a vue par la fenêtre et elle a eu tellement pitié d’Emma qu'elle est sortie pour aller la chercher, elle lui a tendu la main et Emma a pris la main de Mukecuru sans hésiter. Une fois à la maison de Mukecuru, Emma se réchauffa puis elle se mit à parler.

- Comment t'appelles-tu ?

- Emma.

- Que fais-tu dehors à cette heure si tardive ma petite Emma ?

- Je me suis échappée cela fait des jours que je marche.

- Mais tu n'as pas eu peur toute seul dans la nuit ?

- Si bien sûr mais il le fallait, je ne voulais pas mourir.

- Mais pourquoi ? Tu es une Tustie ?

- Oui je suis une Tustie. Pourquoi vous vous n'êtes pas une Tustie ?

- Hélas non ma petite Emma, mais tu ne risques rien ne t'inquiète pas.

- Mais si ils me retrouvent ils vont me tuer !

- Mais ils ne te retrouveront jamais Emma, je te protège avec moi tu ne risques rien.

- Mais si ils viennent à le savoir ils vous tueront.

- Ne t'inquiète pas. Mais tu dois avoir faim non ?

- Oui, mais je ne veux pas vous embêter avec ça.

- Mais tu ne m'embêtes pas.

            Mukecuru lui fit à manger et Emma mangea tout se qu'elle  put. Mukecuru était contente d'avoir aidé Emma, pour Mukecuru elle était sa petite fille, les sentiments d’Emma ont été plus forts car Mukecuru lui a sauvé la vie, pour Emma elle était sa deuxième maman, malgré qu'elle n'arrive pas à se rappeler son visage.

 


Chérine – Sujet 2

 

J’étais dehors devant une maison abandonnée, loin des autres, il pleuvait j’étais assise parterre quand tout à coup je vois une vieille femme qui sort et s'approche de moi. 

 

-Qui es-tu petite? Que fais-tu ici?  Me dit la vieille femme

-Je m'appelle Emma, des Hutus sont venus chez moi et ont tué ma mère. Ils ne m’ont pas vue j’étais cachée. Dis-je en pleurant et avec peur.

-Viens Emma rentre, ne reste pas la sous la pluie tu vas tomber malade si tu restes là.

-Non, c'est pas grave.

-Mais si rentre, j'insiste, ne t’inquiète pas, je ne te ferai rien.

 

Je rentrai mais toujours sur mes gardes, j'avais remarqué que cette femme était une Hutue. 

 

-Tu veux un chocolat chaud pour te réchauffer ?

-Oui s'il vous plait.

 

Elle me tendit le chocolat chaud, elle n'avait pas l'air méchante et était vraiment accueillante. 

 

-Tous les Hutus sont en train de chercher les rescapés de ce génocide. Tu vas rester là en attendant, mais je compte sur toi que si ils viennent tu te caches car si ils te voient ils me tueront et toi avec.

-Oh merci madame!

-Non appelle moi Mukecuru !

 

Elle m'accompagna à ma chambre là où j'allais dormir pendant quelque temps, me donna des affaires de rechange et me laissa dormir. 

 


Loic  - Sujet 2 

            Je vivais dans une grande maison qui était de fabrication ancienne, elle était légèrement éloignée du petit village. Tous les jours j'allais me balader au bord d'un champ comptant plusieurs hectares, je croisais rarement des personnes. Un jour ensoleillé je partis comme tous les jours sauf le dimanche ou j'allais à l'église au centre du village, j’allais me promener, comme d'habitude, je prenais le même chemin mais cette fois-ci  je vis une jeune fille replié sur elle-même assise au bord d'une vielle façade en ruine. Je décidai d'aller à sa rencontre, elle me regarda d'un air étonné et apeuré. Puis je lui dis :

-Qui est-tu ? As-tu un refuge où vivre ?

- « Emma,Tutsie » me dit-elle et là j'ai vite compris que c'était une survivante du génocide.

            Donc je décidai de lui demander de venir chez moi car elle me rappelais la petite-fille tutsie d'une de mes proches amies qui elle, n'a pas pu survivre à ce désastre que je trouve choquant et révoltant. Ce génocide n'aurait jamais dû avoir lieu, cela a crée un réel massacre et Emma m'a confié qu'elle a vécu le meurtre de sa mère ; ce qui m'a aussi poussée à recueillir Emma chez moi le temps qu'elle le voudrait. Son état physique et moral était au plus bas, son corps était habillé de vieux vêtements souillés par le temps, poussiéreux et déchirés. Tandis que son moral et sa mémoire  ne pensent qu’au meurtre de sa mère, elle n'arrive malheureusement pas à se souvenir du visage de sa mère tuée par les Hutus. Je suis consciente des risques que je prends en accueillant une tutsie rescapée au village mais ça ne m’arrête pas. Et depuis que j'ai recueilli Emma j'en suis très contente, elle fait de très gros progrès et m'aide énormément pour certaines tâches, grâce à Emma je me sens beaucoup moins seul.


 

Hugo          - Sujet 2                                                                                                       

 

            Emma se déplaçait de forêt en forêt, de village en village pour trouver un abri pour la nuit et marchait toute la journée. Parfois elle se joignait à d'autres groupes de Tutsis... elle buvait dans la moindre marre ou flaque d'eau croupie et mangeait le moindre fruit sec ou insecte.

            Mais à force elle n’eut plus de forces et s'écroula par terre, et beaucoup de gens s’agglutinèrent autour d'elle et se demandèrent tous si c'était une Tutsie qui vagabondait.

            C'est alors qu'une vieille dame la ramassa sans poser de questions est partit avec. Une fois chez elle, l'allongea, essaya de lui mettre de l'eau dans la bouche et attendit qu'elle reprenne ses esprits. C'est seulement au lendemain matin qu'elle ouvrit les yeux peu à peu et se leva toute abasourdie en disant d'une voix penaude : « où suis-je ? »

            La vieille dame lui répondit:

-Tu étais allongée parterre déshydratée et fatiguée, je t'ai recueillie ici en attendant que tu te rétablisses et après tu retourneras d'où tu viens, mais en attendant dis-moi comment tu t'appelles, moi je m'appelle Mukecuru.

            -Je m'appelle Emma (dit-elle en marmonnant) et ma mère était la seule personne qui me restait et a été assassinée pendant le massacre des Hutus.

            Puis elle éclata en sanglot et Mukecuru la pris dans ses bras est la consola.


Laurine - Sujet 2

 

            Emma une jeune fille tutsie était partie de chez elle, pour échapper aux hutus qui voulaient exterminer tout tutsi encore en vie. Fin mai, Emma était perdue, elle ne savait pas où aller quand elle vit une vieille femme qui la regardait par la fenêtre de sa maison à quelques pas de là où elle se trouvait, la petite Emma avait très peur, elle la regardait terrifiée, elle vit la vieille femme partir et deux secondes plus tard elle apparut à la porte d'entrée. Mukecuru appelait Emma elle lui disait de venir, de venir se protéger à l'intérieur. Emma eut très peur, elle hésita quelques secondes puis se lança vers la vielle femme, elle la fit entrer pour ne pas qu'on la voit puis elle la questionna :

            - Que fais-tu ici toute seule ? Qui es-tu ? Où sont tes parents ? Lui demanda la vielle femme.

            - Je... Je ne sais pas où je suis, je suis partie de chez moi pour... échapper a ceux qui ont fait du mal  à ma mère... Lui répondit Emma.

            - Qui sont ces personnes ? Que s'est-il passé ?

            La jeune fille n’eut pas le courage de lui répondre, elle s'effondra en larmes...

            Mukecuru eut vraiment de la peine pour cette jeune fille et voulut l'aider, mais elle savait qu’en cachant cette jeune fille tutsie tout en étant une hutue, elle courait un grand risque ; mais elle prit sont courage à deux mains et garda Emma chez elle car elle ne voulait pas qu'une si jeune fille meure à cause de ces Hutus !

            Mukecuru dit à Emma :

            - Comment t'appelles-tu ?

            - Je..je m'appelle Emma. Répondit la jeune fille.

            - Moi c'est Mukecuru lui dit la vieille dame. Tu vas rester ici le temps que tout ce massacre soit terminé, je ne peux pas te laisser seule dans la rue.

            Emma remercia Mukecuru du regard, elle était confiante.

Le génocide a pris fin, la jeune Emma vit toujours chez Mukecuru et elle a appris à vivre avec elle mais elle reste très marquée par l'assassinat de sa mère.


Jonathan – Sujet 3

            Je suis Ndoli et voici mon histoire : avant le génocide j’étais un jeune enfant très populaire : tous mes amis m'aimaient, mais je me suis rendu compte que ca n'allait pas durer ; quand le génocide commença, j’étais terrifié par tous ces massacres. Au bout du 6eme jour, nos voisins nous ont dénoncés, peu de temps après, la milice hutue est venue tuer ma famille, moi ils m’ont capturé et m’ont torturé pour que je leur dise où vivaient les rebelles Tutsis, je ne voulais pas les dénoncer mais ils ont réussi à me faire avouer où ils vivaient. Je me disait que si je les dénonçais, la honte resterait toute la vie sur mon dos est sur celui de ma famille. Le soir je décidai de m'échapper. Je réussit à défaire les liens qui m'attachaient et à fuir mais je savais pas où me cacher, je vis un groupe de Tutsis, je décidai de me joindre à eux pour aller dans le village dont ils parlaient tout le temps, il devait être paisible, la guerre ne fesait pas rage dans ce village. La rumeur était fausse, c'était un piège que la milice Hutu avait fait pour attirer les Tutsis. Nous nous étions faits capturer, le soir même on entendit énormément de coups de feu. C'était les rebelles Tutsis qui venaint nous délivrer et récupérer le village c’était une délivrance. Quelques semaines plus tard ils ont signé un décret de paix. Mais ma vie était toujours aussi dure, les survivants Tutsis m'accusaient d'avoir trahi  mon clan, ils me considéraient comme ou pire que les assassins hutus. Depuis et a cause de ce génocides ma vie est devenue un vrai calvaire.


 

 Emilie – Sujet 3

 

Voici ma vie avant le massacre.

Avant les années 1990, j'étais un enfant calme, souriant et joyeux, qui parlait tout le temps... Puis j'étais un assez bon éléve à l'école!

J'allais à l'école tous les jours, même quand j'étais malade... Je jouais souvent avec des Hutus, la plupart de mes amis étaient Hutus!

Arriva le 6 avril, le génocide commença. Moi et ma famille on essayait d'échapper aux Hutus qui voulaient nous tuer!

Vers le 15 avril 1994, je me suis fait attrapé par les hutus, ils m'ont torturé pendant des jours et des jours. Puis au bout de deux semaines je n'avais toujours rien dit, alors ils ont décider de changer de méthode.

Ils m’ont torturés...

Puis j'ai fini par tout avouer, mais avec un grand mal au coeur!

Puis aprés qu'il ont tué toute ma famille, ils sont venus me voir et ils m'ont tout avoué. C'était horrible!!

Puis le génocide continua, ils ont tué prés de 10 000 de Tutsis...

Ils n'avaient aucune pitié!!

 Puis la fin du génocide arriva!

Je n'arrivais pas à me remettre de se drame!

Puis le temps passait et j'ai fait des rencontres, mais je ne n'ai jamais oublié ce drame!


Maxime – Sujet 3

 

            Je m'appelle Ndoli , je faisais partie d'une grande famille tutsi, ainé de mes trois frères, nous avons perdu notre père il y a six mois de ça lors d'un accident de voiture. En 1994 je vivais l'ouest du Rwanda, prés de Kibuye, aux abords du grand lac Kivu.

            Ma mère et mes proches avaient rejoint les insurgés de Bisero, pour former un groupe de personnes pour se défendre des assassins. Je me suis fait  emprisonné par les Hutus, j'ai été torturé et frappé, sous la torture j'ai avoué des informations sur les insurgés. A la date d'aujourd'hui je n'ai plus personne, ma famille et mes proches on disparu, tout au long de ma vie j'ai du combattre la misère et les difficultés de la vie pour survivre, j'ai passé mon enfance a traîner dans les rues, en cherchant quelques restes de nourriture dans les poubelles des gens. Si je vous raconte mon histoire, c'est pour dénoncer les atrocités du génocide Rwandais.


 Coralie – Sujet 3

 

            Je m'appelle Ndoli j'ai 15 ans aujourd'hui. Je vis actuellement avec ma tante suite à la mort de mes parents

            Je suis né au Rwanda en  1989 dans une petite ville prés de la capitale Kigali, dans une très grande famille de tutsis ; mes parents étaient géniaux, en quatre ans j'ai eu deux frères et une sœur. Je vivais dans une petite maison avec mes parents et mes grand-parents. On avait des moyens limités. J'avais la chance d'aller à l'école et je mangeais à ma faim. J'avais des voisins très gentils, eux ils étaient hutus mais même avec la différence on s'entendait super bien et ils étaient très amis avec mes parents. La confiance entre eux était juste énorme. J'étais un petit garçon heureux et très proche de mes petits frères et surtout ma sœur.

            Durant mes 5 premières années j'étais très heureux jusqu'au jour où il y a eu le génocide, même nos voisins étaient contre nous et devant moi j'ai vu mes frères et mes parents disparaître sans jamais leur dire adieu et ma maison a été brulée,  la plupart des personnes de ma famille ont eu leur dernier souffle dedans. Suite à ça je suis parti à pied sans jamais me retourner, avec le clan des réfugiés mais je me suis fait rattrapé ...

            Par chance je suis encore en vie et ma tante m’a accueilli avec ma soeur dans une petite ville là où elle habite avec beaucoup de générosité, mais je ne suis pas le même qu'avant, je suis triste et mal dans ma peau. Je ressens beaucoup le manque de ma famille et j'ai encore cette impression que c'est de ma faute. Beaucoup de personnes me regardent comme si j'étais un monstre mais depuis le temps je m’y suis habitué. Mais je continuerai à  vivre pour eux .

            Depuis 1994 j'ai cette peur en moi qui ne s'arrête jamais, je ne veux plus que ça recommence.

Publié dans Travaux d'écriture

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